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Bon anniversaire Hellocoton!

Hellocoton, c'est "la fine fleur des blogs féminins". Si vous suivez ce blog depuis au moins un an, vous en avez certainement déjà entendu parler, lors de la sortie. Parce que c'était il y a tout juste un an.

Et il y a tout juste un an, je m'extasiais devant Hellocoton, au niveau contenu, mais aussi au niveau expérience utilisateur. En tant que blogueur geek, je teste un nombre innombrable de choses, et, chose plutôt rare, j'estime réussi un produit quand j'y reviens encore un mois plus tard. Cela fait déjà un an et je reviens encore sur HelloCoton, qui a su bien évoluer, entre la communauté et les forums, et dernièrement le vide-dressing.

Bon, pour être honnête, je ne vais pas sur Hellocoton tous les jours de la semaine. Mais franchement, depuis un an, je prends toujours autant de plaisir à y retourner, à découvrir des choses, à apprécier la navigation sur le site. Je regrette qu'il n'y ait pas un portail du genre pour les hommes, ou plus orienté technologie.

Et en plus d'être complet et agréable, j'apprécie particulièrement quelque chose chez Hellocoton: le site web est vraiment cool! Pas cool dans le mauvais sens du terme, mais assez cool et hype pour être à la hauteur (en termes de de coolitude ségo sors de ce corps) d'autres sites que j'aime, et qui sont essentiellement américains. Comme quoi, l'expérience utilisateur, c'est quand même relativement important. Au moins pour moi.

Félicitations Hubert, ton bébé est magnifique, et tu as la chance d'avoir un UI designer fantastique. Continuez comme ça. Et bon anniversaire Hellocoton!

Et comme je le disais sur Twitter, Hellocoton, c'est quand même le projet web français le plus cool que j'aie pu voir depuis Netvibes.

Note: Je ne travaille pas pour Hubert, je n'ai pas d'actions Hellocoton, ce n'est pas un article sponsorisé, c'est juste qu'Hellocoton est vraiment sympa et mérite qu'on en parle. Je ne jette pas des fleurs au premier venu, quand même!

Le nouveau site du NY MoMA, un pas vers le web social?

S'il y a bien une ville qui ne ressemble à aucune autre, c'est bien New York. Ses grattes-ciel et son ambiance vous font prendre une claque terrible. Et c'est aussi à New York que l'on peut visiter un des musées les plus intéressants du monde: le MoMA (Museum of Modern Art), qui a sorti vendredi la nouvelle version de son site web MoMA.org.

Le site en lui-même correspond plutôt bien à l'image du musée, minimaliste. Mais ce qui est intéressant de remarquer, c'est qu'outre les aspects traditionnels qui présentent le programme et les exhibitions en cours, il y a un réel côté social innovant sur ce nouveau site.

Le site web du MoMA New York

D'une part, il est possible d'avoir un compte utilisateur. Cela permet de faire du social bookmarking en ayant la possibilité de partager du contenu tiré du site. Mais ce qui est assez amusant est de voir que le site du MoMA intègre une partie dédiée aux communautés en ligne, regroupant divers liens vers des sites sociaux. Le MoMA met donc en avant du contenu généré par l'utilisateur, en intégrant notamment un groupe Flickr, une page Facebook, un compte Twitter, des podcasts pour iTunesU ou encore des vidéos Youtube.

Il semblerait que de plus en plus de sites de marque s'intéressent au web social. Skittles a d'ailleurs récemment fait un buzz en mettant en background de son site officiel des pages Twitter ou Flickr en rapport avec la marque (cf le billet chez Pierre-Olivier intitulé "Les digital enthusiastics de Skittles"). Il y a fort à parier que de ces concepts inspirent d'autres personnes, et qu'on voit fleurir des sites de marque à caractère social dans les prochains mois! On en viendrait presque à croire que les marques deviennent petit à petit conversationnelles!

Le Cloud est-il fiable?

C'est un fait, du moins pour moi, j'ai tendance à décentraliser pas mal de stockage. SugarSync, Google Docs, Flickr, Delicious et bien d'autres services possèdent des données m'appartenant, et très souvent, j'ai tendance à ne laisser ces données que dans le cloud. J'ai une confiance presque absolue dans le Cloud, c'est la raison pour laquelle mes photos Flickr sont stockées uniquement sur le service, et nulle part ailleurs.

Clouds

Pourtant, une note d'Om Malik vient de m'interpeler. Ma.gnolia, un service de bookmark social vient de perdre ses données, et le CEO ne sait même pas si elles seront récupérables en totalité. Par chance, je n'utilise pas ce service, mais je dois avouer que c'est un peu effrayant de voir qu'en une nuit, un site web pas des moins connus peut perdre la totalité de ses données.

As I evaluate recovery options, I can't provide a certain timeline or prognosis as to to when or to what degree Ma.gnolia or your bookmarks will return; only that this process will take days, not hours.

Ce genre d'évènement peut arriver à tout moment, et surtout à n'importe qui. N'importe qui, oui, car cela concerne pas les sites webs mais aussi les disques durs de nos propres ordinateurs, internes ou externes.

Alors, après cet exemple, peut-on dire que le Cloud est fiable? La réponse est non. Car aucun système n'est fiable à 100%. Mais au fond, est-ce que le taux de défaillance d'un disque dur est plus élevé que le taux de défaillance d'un système décentralisé et répliqué? Pas si sûr. Pour moi, stocker des données dans le Cloud, sur divers services web, est beaucoup plus sûr que de les stocker sur un disque dur interne ou externe. Ce qui est arrivé à Magnolia peut arriver à d'autres. Mais c'est bien trop rare pour oser dire qu'il est plus sûr de stocker ses données chez soi.

Crédit photo: Hans Speijer

Réduire le bruit

Comme vous l'avez peut-être remarqué, la fréquence de publication ici a bien baissé. Ah qu'il est loin le temps où je publiais une à deux notes par jour, parfois sans avoir vraiment de sujet concret. D'un autre côté, ça n'est pas forcément plus mal, je ne m'impose plus de fréquence de publication.

Une des principales raisons de cette baisse de fréquence est le temps. Car j'ai de moins en moins de temps. Une autre est la démotivation, car je ne jure pas et ne vis pas que par le blogging, comme certains autres (je ne citerai personne!).

Je pensais, il y a de cela quelques temps, qu'avoir le plus de sources possibles était quelque chose de bien. Et j'avais vu juste. Pour être le premier à bloguer sur quelque chose, il faut être abonné à de très nombreux blogs US. C'est là qu'intervient la troisième raison: le bruit.

Noise

Je suis lassé de lire dans Google Reader 5 à 10 fois le même article (avec un record à 100+ articles pour Google Chrome tout de même), tout ce bruit ne me donne même plus envie de lire, d'autant plus que les titres en disent souvent plus que les articles en eux-mêmes.

J'avoue prendre largement plus de plaisir à lire mon Netvibes qui regroupe les copains/copines (vous en trouverez certains dans la blogroll à droite), qui ont un contenu original, même si cela ne parle pas forcément de web ou de nouvelles technologies. Du coup, hier soir, j'ai fait un grand ménage de printemps dans mon Google Reader.

Vous n'imaginez pas combien ça fait du bien de passer de 50+ flux à seulement 15, et ce juste pour la catégorie Web anglophone. Bien sûr, j'ai gardé des gros, comme TC ou RWW (désolé Tim!), pour être au courant de l'actu, et puis quelques blogs moins connus, plus originaux, et surtout de grande qualité.

La liste Web francophone a pris un grand coup aussi, la catégorie Blogging a presque disparu (il reste encore Fred). J'ai dégagé quelques entreprenautes que je ne lisais pas.

Ma veille Mac se fera exclusivement sur TUAW. Tant pis pour les exclusivités, tant pis si je suis au courant à la bourre... Désormais, je vais arrêter de me concentrer sur la quantité et le focus sera sur la qualité.

Si vous avez des flux à me conseiller, je suis ouvert à toute proposition, car là d'un coup, passer sous la barre des 100 flux alors que j'étais à 250+, ça fait un peu bizarre!

Crédit Photo: Jeff the Trojan

Twitter et notion d'influence

Cédric écrira certainement un article dédié à 100% à la viralité de MyCleenr sur Twitter et sur les blogs, mais j'ai en main un graphe de statistiques assez intéressant. On définit souvent l'influence selon le nombre de lecteurs et le nombre de backlinks. Si l'on en vient à parler de Twitter, on parle alors de followers et de retweets. C'est d'ailleurs au nombre de followers que je vais m'attarder dans ce billet.

La vraie question est: Qui de Pete Cashmore (Mashable US, un des plus gros blogs mondiaux) ou de Leah Culver (Six Apart, ex-Pownce) a le plus d'influence? Avant tout, tentons d'abord d'établir un profil basique des deux usagers:

  • Pete Cashmore, 1600+ following, 34000+ followers, 13000+ updates
  • Leah Culver, 100+ following, 8000+ followers, 500+ updates

Bref, vous l'aurez compris, Pete Cashmore bat Leah Culver à plate couture sur le papier, avec plus ou moins 4 fois plus de personnes qui le suivent. Ce qui somme toute est plutôt normal, étant donné que Pete Cashmore est le big boss de Mashable, un des plus gros blogs mondiaux sur tout ce qui traite de social media. Tous les deux ont publié un tweet (lien direct vers celui de Leah et celui de Pete) parlant de MyCleenr, à environ 24h d'intervalle, et voici les statistiques issues de Google App Engine qui en découlent.

Pete Cashmore Vs Leah Culver

Le premier pic fait suite au tweet de Pete Cashmore, et le second (le plus gros), fait suite au tweet de Leah Culver. Il ne s'agit pas du nombre de visites, mais de la charge du site en requêtes par secondes. Mais globalement, le plus gros pic couplé aux statistiques représente environ 300 personnes qui utilisent le service en même temps.

Conclusion: Leah Culver est bien plus influente que Pete Cashmore, même si son nombre de followers est quatre fois moins important. CQFD.

Au passage, l'ami Maxime me disait la semaine dernière qu'il n'aimait pas du tout le terme "influence". Pour ne rien vous cacher, moi non plus.

Sait-on ce qu'est le Web 2.0?

Je n'aime pas m'avancer sur des terrains très boueux que sont les terrains politiques, mais il faut avouer que j'avais fortement envie d'écrire sur ce petit buzz généré depuis hier concernant Frédéric Lefèbvre. Pour ceux qui l'ignorent, cet homme est un député français qui sera peut-être bientôt Secrétaire d'Etat de l'économie numérique. Il a été interviewé par BFM et n'a pas su répondre à la question posée par Jean Jacques Bourdin qui était "Qu'est-ce que le Web 2.0".

C'est amusant comme je peux trouver pathétique la réaction des blogs à ce sujet. Pour tout dire, j'ai été averti de la news dans ma liste de partage Google Reader, et j'ai pu lire l'information (si je peux la qualifier ainsi) chez ReadWriteWeb France, blog auquel je ne suis pas abonné (dieu merci, leur équivalent américain est tellement meilleur). J'ai la vague impression qu'on tombe à la limite du troll: "cela reste très révélateur de la connaissance qu’à Frédéric Lefebvre de l’internet". Pathétique. Tout comme les "ça en dit long" que j'ai pu lire sur quelques autres blogs qui m'étaient alors inconnus. Pathétique, oui, car personne ne prend le temps de répondre à la question tellement cela parait évident. Ou peut-être parce que personne n'a la réponse? En tout cas la réplique et la moquerie sont un peu faciles, surtout quand on prétend être l'équivalent français de ReadWriteWeb US, qui est certainement l'un des meilleurs blogs en termes d'analyse autour du web.

J'ai eu l'occasion de répondre à cette question durant les cours que j'ai pu donner à des élèves de l'ESC Toulouse. Tout d'abord, il y a la définition presque officielle de Tim O'reilly, mais quelqu'un a-t-il pris le temps de la lire? Tout d'abord, Tim O'reilly a essayé de la définir, et il s'y est même pris à deux reprises.

Web 2.0 is the business revolution in the computer industry caused by the move to the internet as platform, and an attempt to understand the rules for success on that new platform. Chief among those rules is this: Build applications that harness network effects to get better the more people use them. (This is what I've elsewhere called "harnessing collective intelligence.")

Le fait est que cette définition est totalement imbitable. Est-ce que c'est cette réponse que l'on aurait aimé entendre de la part de Fabrice Lefèbvre? Je n'en suis pas sûr.

Alors après avoir lu cette magnifique définition à mes étudiants (qui la trouvaient tout aussi imbitable que moi), j'ai pu leur exposer quelques pistes: Est-ce que le Web 2.0 c'est AJAX? Est-ce que c'est le fait d'avoir un badge beta à côté de son logo? Est-ce que c'est le fait d'avoir un design glossy? Est-ce que c'est le contenu généré par les utilisateurs? Est-ce que c'est les Facebook? Est-ce que c'est MySpace? Est-ce que c'est les réseaux sociaux? Est-ce que c'est la portabilité des données et les APIs? Est-ce que c'est les nuages de tags? Est-ce que c'est les applications web? Est-ce que c'est la Génération Y? Est-ce que c'est Youtube et Dailymotion? Est-ce que c'est Twitter? Oui, c'est un peu tout ça. Et pourtant c'est à la fois rien de ça. Est-ce que c'est cela que l'on aurait aimé entendre de Monsieur le député? je n'en suis pas sûr.

Pourquoi? Parce que le "Web 2.0", mot que l'on utilise trop souvent sans même savoir ce qu'il signifie. Pour moi c'est simplement un Buzzword, qui aide des gens à vendre, qui est hype et tendance. Le Web 2.0, c'est du marketing. Du marketing pur et dur. Et quand Jean-Jacques Bourdin résume ça a simplement Facebook et MySpace, je ne sais pas vous, mais ça me fait vaguement rire.

C'était donc une belle question piège à laquelle il n'y a pas vraiment de réponse, et répondre "Le Web 2.0 c'est le Web d'aujourd'hui sur lequel les Français surfent" n'est pas totalement idiot. Car quand on me demande ce qu'est le Web 2.0, ma réponse est "Le Web 2.0 c'est avant tout le Web". Et en toute honnêteté, je ne vois pas quoi répondre de plus. J'ajouterai que de plus, l'économie numérique c'est tout de même autre chose que le Web 2.0, c'est tout un écosystème d'entreprises qui gravitent autour des nouvelles technologies, vous noterez d'ailleurs les deux mots importants de cette phrase: économie et entreprises. Le reste importe peu.

Loin de moi l'idée de défendre le député ou d'enfoncer le journaliste, mais je trouvais la réaction de certains blogueurs vraiment trop simpliste et hautaine.

Roaming international chez Orange: une honte.

Vous avez peut-être lu récemment l'aventure qui est arrivé à John Biggs sur CrunchGear. de $15 à $19 le coût du Mo lorsqu'on se trouve hors de son pays. Ca n'arrive pas qu'aux autres, et j'aurais préféré avoir lu ce post il y deux mois, car je viens aussi de recevoir ma facture Orange/iPhone.

1 mois à l'étranger, 33 Mo de data transféré, pour un coût total de 440€ environ. Faites le calcul vous-même, ou contentez vous simplement du screenshot que j'ai pu prendre pour constater le coût exorbitant du Mo en roaming international: 13,30€ dépensé pour chaque Mo consommé.

Coût d'un Mo en roaming international

Alors, oui, je sais bien, j'aurais du me renseigner avant, j'aurais du faire quelques recherches sur Internet, mais j'avoue que ça ne m'est pas venu à l'esprit. Mais avouez tout de même que c'est une sacré honte, à l'ère du numérique, de payer autant pour un simple Mégaoctet.

Il y a aussi une chose qui me gène: J'ai reçu quelques textos de la part d'Orange durant mon séjour, m'annonçant que ma consommation d'Internet allait atteindre un pallier de 35€. Et c'est tout:

Orange info: vos conso mail sur à l'étranger vont atteindre un pallier de 35€. Retrouvez nos options pass mail et surf international sur orangeworld mon compte. (NDLR: il me semble qu'activer une option c'est pour le mois suivant)

Et évidemment, quand on se trouve à l'étranger, je ne sais pour quelle raison, le portail mobile Orange ne fonctionne pas, et redirige vers le site Orange classique, qui est bien sûr inutilisable sur iPhone (et pas que sur iPhone d'ailleurs). Mon téléphone a été par la suite bloqué. Et il est possible de le débloquer uniquement aux horaires française. Autrement dit, si vous vous retrouvez à l'autre bout de la terre et que vous appelez en fin de matinée, on vous répond qu'il faut attendre le matin pour pouvoir débloquer votre téléphone. Heure française. Donc tard dans la nuit. Pour résumer, si je me fais renverser par une voiture, ou si il m'arrive je ne sais quelle chose d'un peu grave, il devient impossible de contacter vos proches. Et ce même si votre compte est plein, car à partir d'un certain pallier, Orange a décidé de vous bloquer. Que vous ayez les fonds ou pas.

Il y a encore du progrès à faire du côté d'Orange (et pas que chez Orange), croyez moi. Pour ma part, je trouve que c'est du vol, purement et simplement. Qu'on ne me dise pas que le coût de l'infrastructure pour faire passer 1 Mo est de 13€.

Du WiFi chez Virgin America

On n'arrête pas le progrès. Aujourd'hui, enfin hier plutôt, Virgin America lançait  en beta quelque chose d'encore jamais vu à ma connaissance, si ce n'est à l'état de test: La possibilité de se connecter à Internet en WiFi. En plein vol.

Ils ont même live-blogué tout ça chez Gizmodo.

Tout ça pour dire que Virgin America c'est la compagnie aérienne la plus geek du monde. D'une part les consignes de sécurité données par les hôtesses (vous savez, avec plein de gestes bizarres) ont été remplacées par de magnifiques dessins animés. D'autre part, on a un panel de vidéos et de musiques assez impressionnant (les films ne sont par contre pas gratuits il me semble), et must du must, on peut tchatter avec d'autres passagers sur l'écran. Tout ça dans un petit écran en face de nous, qui au passage tourne sous Linux.

Virgin America

Et maintenant, on peut même ramener son laptop pour se connecter à Internet en WiFi. BIen évidemment, cela a un coût (une dizaine de dollars). Et ce sera disponible sur tous les vols domestiques d'ici quelques mois.

Tout ça fait de Virgin America la compagnie aérienne la plus geek, mais aussi la plus hype, car comme si cela ne suffisait pas, les avions Virgin America sont tout simplement sublimes, avec leur intérieur à lumières bleues et roses. Bref, tout pour passer chez Geek & Hype quoi!

J'ai comme une envie de déménager outre-Atlantique sur le coup... En attendant, Air France devrait en prendre de la graine (ne serait-ce qu'au niveau déco)!

Crédit Photo: Joits

Quelle stratégie pour la monétisation des API gratuites?

Je m'interrogeais il y a quelques temps sur la viabilité des services web gratuits. Avec le lancement de FireEagle cette nuit, et le lancement de BOSS, l'API de recherche de Yahoo il y a de cela quelques semaines, ma réflexion a eu le temps de mûrir un peu.

J'étais persuadé lors du dernier billet que de grandes sociétés telles que Yahoo pouvaient se permettre de lancer un service web en grande pompe sans se soucier de la contrepartie financière, le tout étant compensé par d'autres services fournis par l'entreprise, comme un moteur de recherche ou un webmail. Mais Yahoo est une société, et a pour but de faire de l'argent, et être rentable, et quid des start-ups qui ont beaucoup moins de moyens?

Comment donc monétiser un service web gratuit?

La première solution, à court terme, serait de monétiser indirectement l'API via la publicité. Il ne s'agit pas de faire de la publicité sur une autre partie du site, mais de donner un moyen pour l'application exploitant l'API de se monétiser. C'est d'ailleurs ce que semble faire Yahoo, qui devrait permettre d'intégrer un système de publicité afin que tout le monde soit gagnant (sauf peut-être les annonceurs, mais c'est une autre histoire).

La deuxième solution quant à elle viserait plutôt le long terme, et n'est rien d'autre que le rachat. En effet, fournir une API permet de gagner des parts de marchés en fournissant les données aux "concurrents". Prenons le cas de BOSS. Yahoo va gagner des parts de marché en fournissant une API de recherche exploitée par des mashups. Si l'un d'eux commence à devenir un concurrent sérieux ou vraiment innovant, alors il y a de fortes chances de voir une acquisition de la part de Yahoo.

La troisième possibilité vient quant à elle trouver une solution au problème récurrent des API, je veux bien entendu parler de la scalabilité. Le modèle est très connu, il s'agit du modèle Freemium. On en parle chez GigaOM récemment en évoquant une éventuelle solution pour Twitter, mais il me semble que Google table déjà sur ce modèle avec ses différentes API. Il s'agit de limiter les accès à une ressource, et de faire payer au delà de cette limite les gros consommateurs.

Voilà donc trois manières de monétiser une API. Il est encore trop tôt pour pouvoir dire que telle façon a plus souvent marché qu'une autre, mais la mode étant le pay as you consume, j'imagine volontiers que la troisième solution, basée sur le modèle freemium et la tarification en fonction de la consommation devrait s'imposer, les autres solutions n'étant peut-être pas adaptées à toutes les entreprises.

Amitié et confidentialité sur le web social

Après avoir remarqué il y a quelques temps de celà la terminologie pour le moins originale des réseaux sociaux, je pense qu'il est bon de s'attacher à cette notion d'amitié liée aux réseaux sociaux. Vous aurez sans doute remarqué qu'il est possible de faire des listes sur Facebook, des sets sur Pownce, ou d'avoir des trusted friends sur BrightKite. Ces groupes, appelons-les comme ça, permettent de définir une politique de confidentialité au sein des données que vous publiez.

A moins que vous ne soyez comme Robert Scoble ou encore Loïc Le Meur et que vous ayiez une notion de l'amitié bien particulière et que tout le monde soit votre ami (je n'ai aucune objection à cela, mais disons que je n'ai pas la même vision des choses), on voit bien que ces fonctionnalités de confidentialité répondent à un besoin essentiel: le besoin d'intimité, le besoin d'avoir de la vie privée.

Au delà de ces besoins, j'observe deux choses:

  • Le web social permet de se connecter de plus en plus avec n'importe qui, n'importe où et n'importe quand.
  • Les données que nous manipulons sont de plus en plus personnelles, et donc de plus en plus sensibles, d'où la notion de listes d'accès ou de trusted friends.

Le virtuel se rapproche qu'on le veuille ou non, dangereusement, ou pas selon les points de vue, du réel. Nous manipulons des données qui sans en avoir l'air sont très sensible: sur Facebook, il est possible d'indiquer sa religion, son numéro de téléphone, son adresse, sur d'autres services sa géolocalisation exacte. Et ce n'est pas l'internaute lambda que je vise. Car non, l'internaute lambda, lui, a plutôt peur de laisser toutes ces données "sur l'internet". Je m'adresse donc plutôt à quelqu'un un peu plus early adopter. Faites attention à vos données.

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