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BrightKite, le micro-blogging géolocalisé (+3 invitations)

J'ai enfin obtenu une invitation pour BrightKite, le nouveau service de micro-blogging géo-localisé, qui semblait à première vue très prometteuse, car faisant partie de l'incubateur TechStars. Le service est encore en beta privée, mais j'ai quand même pu y retrouver quelques amis comme Victor ou encore Mathieu.

BrightKite BrightKite - Screenshot

Alors BrightKite qu'est-ce que c'est exactement? Victor le définit comme tel dans son article sur BrightKite:

Brightkite (qui se prononce presque Brigitte) c’est assez awesome ! C’est un mash-up entre tumblr et twitter sopoudré de FireEagle pour la localisation !

Et il n'a pas complètement tort. BrightKite, qui au premier coup d'oeil ressemble beaucoup à SocialThing!, permet avant tout de dire où l'on est et avec ou sans précision. Un peu comme Dopplr, à la différence où l'on dit où l'on est sur l'instant, alors que Dopplr permet lui de dire où l'on sera, et sans précision. Ainsi, il devient donc possible de dire que vous êtes à Toulouse, ou encore de dire que vous êtes au Grand Zinc, 2 Boulevard Lascrosse à Toulouse (c'est l'adresse où a eu lieu la dernière Blog sur Garonne).

BrightKite vous permet donc de suivre vos amis de la même manière. Il est donc possible de savoir où sont vos amis. Sont-ils à deux pas? Sont-ils à l'étranger?

Sur Twitter, on ne connait pas forcément tous nos followers ou nos amis, et on n'a pas forcément envie qu'ils sachent où l'on se trouve, ce qui peut bien évidemment être très compréhensible. BrightKite introduit donc des notions très intéressantes en termes de sécurité et de confidentialité. Le service nous offre la possibilité de switcher d'un mode privé à un mode public via le simple clic sur un bouton. Ainsi, le mode public permet à tout le monde de voir où vous êtes, quelle que soit la précision que vous ayez donné sur le lieu. Le mode privé introduit lui par contre des possibilités très intéressantes. Il vous est possible de définir des niveaux d'accès selon les amis. Pour reprendre l'exemple précédent, il vous est possible par exemple que vos trusted friends voient l'adresse exacte de l'endroit où vous vous trouvez, et que vos autres amis n'aient accès qu'à la ville dans laquelle vous vous trouvez, alors que le public n'aura lui accès à rien. Et chacun de ces 3 niveaux de confidentialité est personnalisable.

Mais comme le dit Victor, BrightKite est aussi comme Tumblr, car il permet d'envoyer des notes ou des photos qui seront géolocalisés, afin de dire ce qu'il se passe autour de vous, ou même mieux de le montrer en envoyant une photographie de l'instant présent. Peut-être même qu'un jour on retrouvera de la vidéo ou du live streaming? En tout cas ça pourrait être une idée.

BrightKite - Victor fait son beau a SFO

BrightKite, c'est aussi Twitter et Google Maps, car il s'intègre à merveille avec. Il est possible de configurer le service de façon à ce que dès que l'on change d'endroit, le service va se servir de l'API de Twitter et envoyer un tweet pour dire où vous êtes, accompagné d'un lien qui placera votre tête sur Google Maps, tout en respectant les options de confidentialité que vous aurez pu définir.

BrightKite - Twitter BrightKite - GoogleMaps

Le service est aussi intégré à FireEagle, le service de géo-localisation des gens de Yahoo. Si comme moi vous possédez un compte sur Fire Eagle (qui est aussi en beta privée), dès que vous changerez votre localisation sur BrightKite, elle sera automatiquement changée sur FireEagle. D'après ce que j'ai lu, BrightKite accède aussi aux données de FireEagle, ce qui veut dire que l'inverse marche aussi. Donc, si vous prévoyez un voyage sur Dopplr, qui changera votre localisation aussi sur FireEagle, votre localisation sur BrightKite devrait aussi changer. A vérifier, cependant.

BrightKite - FireEagle

BrightKite est avant tout une application mobile, au même titre que twitter, ce qui veut dire qu'il est possible de Brightkitter (??) depuis votre téléphone portable. Ce service n'est malheureusement accessible qu'aux abonnés US chez AT&T, T-Mobile et quelques autres opérateurs de téléphonie mobile. En revanche, il est possible de se servir de BrightKite sur iPhone et iPod Touch, dans une interface adaptée aux technologies mobiles d'Apple. Je viens de tester, et c'est plutôt bien fait.

BrightKite est donc une très belle application, promise à un bel avenir tant les possibilités offertes sont impressionantes. J'ai encore 3 invitations que je peux envoyer. Premiers arrivés, premiers servis!

CloudFS peut-il concurrencer Amazon S3?

Le stockage on-demand repose actuellement sur trois notions essentielles:

  • Un stockage illimité, car décentralisé
  • Les services web: une API RESTful est à disposition des développeurs afin de faire abstraction de la couche physique du stockage
  • Le pay for what you use: Le service est facturé selon la consommation, c'est d'ailleurs le business model de tout ce qui tourne autour du cloud computing

Mosso, la start-up de RackSpace, spécialisée dans le domaine de l'infrastructure as a service a lancé hier son nouveau service de stockage on-demand qui se posera en concurrence directe avec Amazon S3. Ce nouveau service s'appelle CloudFS, et est en beta privée.

Mosso

Au niveau de la tarification, elle est pour l'instant simple comme bonjour, et est annoncée au prix de 0,15$ par Go. Aucune autre précision n'étant donnée, je suppose qu'il s'agit là d'un coût global qui comprend à la fois le stockage, les accès, mais aussi le transfert des données. Fini donc le casse-tête d'Amazon S3, où les tarifs sont dégressifs et où il faut prendre en compte tous ces paramètres: CloudFS arrive donc à trouver une sorte de juste milieu dans la tarification de ses services.

Cependant, cette notion de prix dépend énormément du type d'usage de l'application que l'on souhaite créer. Pour le partage de fichiers sur Pownce, par exemple, il sera plus avantageux d'utiliser S3 dans la mesure ou chaque utilisateur partage chaque fichier avec son réseau d'amis, ce qui implique qui implique que le prix du stockage prime sur les accès effectués aux fichiers stockés. D'ailleurs, Pownce utilise S3 pour cette fonctionnalité. En revanche, pour un service comme Gravatar, où le stockage nécessaire est celui d'une image qui sera affiché sur de nombreuses pages, il sera préférable d'utiliser CloudFS, qui prend en compte le stockage et les accès dans sa tarification.

Outre la notion de prix, il n'en demeure pas moins que CloudFS est une copie d'Amazon S3. C'est du moins ce qu'en concluerait Kevin Kelly d'après son billet "Better than free" (une traduction est disponible sur Biologeek). Entrent alors en compte d'autres paramètres, tels que la confiance: Qui fera confiance à Mosso, tout en sachant qu'Amazon est sensiblement tout aussi compétitif? Car ne l'oublions pas, Amazon a l'énorme avantage d'être une société plus que connue, à l'architecture ayant une scalabilité éprouvée, ce qui lui donne déjà une sacré longueur d'avance.

De plus, Rackspace joue la carte de la transparence en affichant clairement les problèmes rencontrés pour le lancement de CloudFS sur le blog officiel, sans forcément que les solutions soient déjà mises en oeuvre. Je ne suis pas sûr que cela joue énormément en leur faveur.

Dotclear 2 RC1

Une note pour signaler l'arrivée de Dotclear 2 RC1. Pour ce qui est des changements, je vous conseille vivement le billet de Bruno qui résume plus que bien les nouveautés de cette nouvelle version.

J'en ai donc profité pour installer cette nouvelle version de Dotclear. Le thème a été changé pour l'occasion, il s'appelle Mellow, et est signé David Yim. Changement temporaire de Thème, donc, en attendant de réaliser quelque chose de plus personnel.

Bienvenue donc sur exotech.biz version 1.5 :)

Note: Tout n'est pas encore fonctionnel, mais ça ne saurait tarder!

Eat. Sleep. Tweet.

Marrants, ces T-shirts de Twitter addicts. Une idée cadeau pour geek vraiment sympa, et à 14$99 (et un spécial à 8$), ce n'est pas si cher que ça! Les copines de geeks vont être ravies!

Eat. Sleep. Tweet.

Disponibles sur EatSleepTweet.com.

Note: Et sinon, il y a toujours les Spreadshirts Pownce qui sont moins drôles mais plutôt jolis!

Aujourd'hui c'est le RSS Awareness Day!

J'ai souvent dit que le RSS n'était qu'un terme technique qu'il fallait cacher à l'utilisateur. Cependant, je suis convaincu de son utilité, et du temps que celà peut faire gagner. En ce premier mai, c'est le RSS Awareness Day, le jour où il faut répandre le mot RSS.

RSS Awareness Day

Alors le RSS c'est quoi? Un petit tour sur la définition du Format RSS sur Wikipedia vous indiquera que c'est avant tout l'acronyme de Really Simple Syndication, qui peut se décrire comme tel:

Ce standard est habituellement utilisé pour obtenir les mises à jour d'information dont la nature change fréquemment, typiquement cela peut être des listes des tâches dans un projet, des prix, des alertes de toutes natures, des nouveaux emplois proposés, les sites d'information ou les blogs. Les Podcasts et vidéocasts sont conçus sur ce même standard en utilisant la balise 'Enclosure'. Pour les recevoir, l'utilisateur doit s'abonner aux flux, ce qui lui permet de consulter rapidement les dernières mises à jour, à l'aide d'un agrégateur, sans avoir à se rendre sur le site.

Et pour ceux qui n'auraient toujours pas compris, j'ai trouvé cette petite vidéo très sympathique, des éditions Milan Presse, où le RSS est expliqué aux enfants, qui sont certainement la meilleure cible quand on veut expliquer quelque chose.

HelloCoton, le nouveau site pour les filles

Depuis quelques temps, Hubert entretient depuis son départ de Netvibes une sorte de petit teasing autour de son nouveau projet, appelé le Projet Marylin. Depuis hier, le projet est en ligne et répond au doux nom d'HelloCoton, et se veut devenir une vraie référence pour les filles. Car il faut bien l'avouer, les filles sont une sorte de marché de niche, au même titre que peuvent l'être les seniors ou les parents.

Logo HelloCoton

Comment décrire HelloCoton? C'est à la fois un réseau social, un digg-like, mais la page d'accueil rappelle un magazine en ligne, le site web 2.0 à destination des filles. Un réseau social dans le sens où l'on dispose de sa page, où il est possible d'épingler les articles qui nous ont intéressés, et où l'on est connecté avec ses amis. Un digg-like, car il est possible de consulter les articles les plus épinglés par catégories. Mais aussi un magazine, car c'est à ça que la page d'accueil me fait penser.

HelloCoton - Accueil

Mais HelloCoton c'est aussi un petit portail de services, où sont accessibles très facilement les services de tous les jours, tels que la météo, le programme TV, ciné, ou encore l'horoscope. C'est d'ailleurs cette accessibilité qui est déconcertante. On sent l'expérience de l'équipe projet derrière, car HelloCoton est d'une facilité déconcertante à utiliser.

HelloCoton - News

J'avoue, mis à part quelques points que j'ai pu faire remonter au chef d'orchestre, que j'ai été assez bluffé à plusieurs niveaux en ce qui concerne l'expérience utilisateur. Le produit est très bien fini au niveau ergonomie et design, très propre. En termes d'ergonomie, il est souvent essentiel d'établir un langage particulier avec son utilisateur. C'est ici réussi, où il n'y a quasiment aucun terme techniques. J'adore en particulier les rôles affectés aux membres de l'équipe: chef d'orchestre, poseur de papier peint, gentille organisatrice, etc. On est vraiment dans un autre monde où l'on sent l'expérience de l'équipe!

Un très beau projet mené par Hubert, le chef d'orchestre (oui, en abrégé, ça fait presque CEO) à qui je souhaite la plus grande réussite ainsi qu'à son équipe. C'est fou comme ça fait du bien de voir de beaux projets comme celui-là, il devrait en exister beaucoup plus dans le genre, et pour tout le monde!

Le meilleur pour la fin, HelloCoton est le seul réseau social que je connaisse pour lequel l'option "ne pas afficher mon age sur le profil" prend tout son sens!

Un agrégateur sert-il à lire ou simplement à trier?

Je suppose que la plupart des lecteurs de ce blog utilisent des agrégateurs pour lire leurs flux RSS, surtout s'ils sont abonnés à de nombreux sites. Un agrégateur tel que Netvibes ou Google Reader, pour ne citer que mes deux préférés, sert donc à gagner un temps précieux pour lire le contenu des flux RSS dans une interface uniformisée, qui rend donc plus productif en termes de veille.

Depuis quelques temps, je constate que mon utilisation des flux a changé. Auparavant, je n'allais que très rarement sur lesdits sites auxquels j'étais abonnés, et on peut dire que mon agrégateur était devenu le centre de ma vie numérique, si je puis dire. Je ne le quittais pas, j'avais l'impression d'être tellement plus productif.

Aujourd'hui, aussi étrange que celà puisse paraitre, je lis les billets des blogs non plus dans un agrégateur, mais dans sur le blog en lui-même. C'est certes moins productifs, mais j'y vois tout de même quelques avantages:

Tout d'abord, le confort de lecture. Lire un billet dans son agrégateur est agréable, le lire sur un blog l'est d'autant plus. J'ai l'impression que cela fait un peu partie de l'expérience utilisateur d'un blog que de lire un billet dans un cadre très particulier qu'est le design d'un blog. Bien évidemment, cela dépend aussi énormément du blog.

Lire un billet sur un blog permet aussi de lire la conversation qui en découle en commentaires, où l'on peut parfois lire des débats de qualité qui sont parfois ignorés si l'on se contente de son simple agrégateur. C'est d'autant plus intéressant en termes de veille quand de nombreux avis sont donnés sur un sujet.

Aujourd'hui, non, mon agrégateur n'est pas à mettre à la poubelle, loin de là, et permet un gain de temps magistral. C'est seulement mon utilisation qui devient différente. Je ne lis pas tous les billets de tous les blogs auxquels je suis abonné sur les blog eux-même, bien sûr, mais seulement les billets qui apparaissent être les plus intéressants. Je me contente de survoler ou lire en diagonale les autres, au pire pour les buzz et petits billets, de lire le titre. L'agrégateur est donc relayé au rang de tri, et m'aide à trouver de l'information pertinente.

Toujours en parlant d'agrégateur, je regrette parfois d'être passé de Netvibes à Google Reader pour ma veille pro, il faut avouer que les deux ont leurs limites. Entre les deux, mon coeur balance...

3AM

Ils sont nombreux, ces services qui m'empêchent de dormir, il est 3AM, et aujourd'hui, je vous livre la source de mes insomnies. Une petite liste non exhaustive...

  • Pownce, addictif, émotif, certainement mon service préféré depuis quelques mois!
  • Twitter, addictif aussi, car tout le monde n'arrête pas de parler dessus!
  • Flickr, pour ses belles photos!
  • Netvibes, sans cesse dans l'attente de nouveaux billets de mes amis!
  • Gmail, les mails, forcément!
  • GReader, vous n'imaginez pas le nombre de news qui arrivent de San Francisco durant la nuit!

Promis, demain, j'arrête! En attendant, je serais bien curieux de savoir ce qu'en pensent mes fellow blogueurs insomniaques eux aussi, tels que Zeni, Zephir, ou encore Stéphane!

Too bad, Michael, Too bad!

Oh non, pas cool, TechCrunch, pas cool du tout... Une info qui n'intéresse peut-être personne ici côté Français, mais Blaine Cook, le lead architect de Twitter, entendez par là le CTO en charge de toute l'infrastructure technique derrière Twitter a quitté Twitter (personne ne sait s'il a été viré ou s'il est parti de lui-même). Et Michael Arrington, actuellement l'homme le plus influent du web, s'empresse de dire que c'est une bonne nouvelle avec un titre plus que racolleur: "Le temps des amateurs est fini chez Twitter"

La critique est un peu facile... J'aimerais bien le voir, moi, Michael Arrington, à la place de Blaine Cook, à gérer des serveurs et un service qui accueille plus d'un million de membres chaque jour. J'aimerais bien le voir, lui, avec son diplôme d'économie et son diplôme de droit, à gérer la scalabilité de Twitter. Oh, bien sûr, il me répondrait certainement que ce n'est pas son rôle, et que quelqu'un de compétent aurait effectué son travail avec plus de réussite. Ou pas.

Alors, oui, là, c'est la solidarité des tech guys qui parlent, mais il faut admettre que la tache n'est pas aisée. Combien de startups comptent plus d'un million de membres? Je n'en connais pas beaucoup. Et surtout combien connaissent des utilisateurs autant addicts que ceux de twitter, qui rafraichissent à longueur de journée les pages? La liste se réduit encore plus.

Je vous avoue que l'arrogance de Michael Arrington m'agace de plus en plus, et ce n'est pas la première fois. Rappelez-vous ce billet d'une grande mauvaise foi sur Microsoft et l'UE. Pour autant, Techcrunch reste certainement le blog le plus intéressant à lire (Bon, OK, c'est vrai que j'ai une tendance à préférer RWW, c'est mon côté geek qui ressort), et il faut parfois savoir être ouvert d'esprit, savoir accepter la critique, les avis différents, mais là bizarrement, ça ne passe pas. Pour ce post en tout cas.

Et sinon, à part ça, Twitter a introduit la publicité côté Japon, et c'est chez Stagueve que ça se passe, et le débat est intéressant (même s'il se fout de ma tronche sur Y!Live :) )

Note: oui, je sais, je suis grincheux aujourd'hui, entre ce qu'on a dit sur Pownce et ce post, mais bon, que voulez-vous? ;)

FOWD'08 Review

Comme vous le savez peut-être, j'étais la semaine dernière à Londres pour la conférence Future Of WebDesign - FOWD pour les intimes, prononcez FAOUW'D à la Daniel Burka. Même si j'ai pu admettre que parfois le contenu prime sur le webdesign, et ce n'est pas des sites comme Craigslist qui me contrediront, j'accorde une certaine importance au webdesign, et à toutes les notions qui l'entourent, que ce soit l'ergonomie, l'utilisabilité, et tous ces gros mots pour la simple et bonne raison qu'ils sont une des clés du succès d'un site web.

Un petit résumé s'impose donc, car cette conférence a été de bonne qualité dans l'ensemble.

FOWD

Finding Inspiration for Design, Patrick McNeil

Une présentation très intéressante qu'a donné Patrick McNeil, où il nous rappelle que l'inspiration web ne vient pas seulement du web, mais aussi de tout plein de choses que l'on trouve dans ce que j'appellerais le monde réel, comme les tableaux, notamment. Des explications sur les tendances actuelles au niveau du webdesign (large headers, polices extra-larges, patterns), mais aussi de l'avenir de ces tendances, car oui, il faut l'admettre, la période web 2.0 glossy shiny & flashy est bel et bien révolue, la mode est désormais aux couleurs plus claires, comme celles de l'administration de Wordpress 2.5 par exemple. Et ce n'est pas Polo qui me contredira! Il parait que la prochaine tendance à suivre sera la vidéo, mais je n'en suis pas vraiment convaincu en termes d'utilisabilité.

User Experience Vs Brand Experience, Steve Pearce & Andy Clarke

Un titre un peu aguicheur, qui présente une vraie confrontation qui finalement se traduira par une conclusion "User Experience IS Brand Experience". Un Steve Pearce un peu mou, qui parle tout doucement, mais qui se rattrape par la qualité de ses slides dessinés qui résument plutôt très bien la situation: l'expérience utilisateur est un iceberg, et il est préférable de travailler sa partie cachée (ce que les gens font) plutôt que sa partie visible (ce que les gens voient). Andy Clarke est quant à lui bien plus à l'aise, mais on est tellement captivé par la personne que l'on en oublie presque ce qu'il dit!

Designing the User Experience Curve, Andy Budd

Encore une présentation intéressante, où Andy Budd résume l'expérience utilisateur d'un site web en 7 points importants: La première impression, l'utilisabilité, la personnalisation, les détails, le feedback, le fun, et l'expérience. De très bonnes illustrations et exemples viennent illustrer parfaitement ces points clés, allant de la homepage de Yahoo aux Apple Stores en passant par Flickr et l'iPhone.

Microsoft Session, Benedict Ireland

Sans vouloir faire de polémique là-dessus, tout le monde s'est accordé à dire que la présentation de Silverlight était mauvaise. Dans une conférence où le maître mot est utilisabilité, il apparait évident que la présentation du site d'Aston Martin, qui est clairement inutilisable, n'avait pas sa place ici. Mais il faut bien laisser la parole aux sponsors...

Getting your designs approved, Larissa Meek

Une présentation intéressante, où l'on est forcément plus captivé par la belle Larissa Meek plutôt que par sa présentation, où elle évoque 12 points clés pour la réussite d'un projet de design: soyez ami avec votre client, posez-lui beaucoup de questions, posez-lui encore plus de questions, utilisez des gabarits, discutez avant de concevoir, concentrez-vous sur un seul design, montrez le design dans un navigateur, prototypez si nécessaire, obtenez du feedback constructif, soyez confiants, prenez du temps, tirez le meilleur parti des situations difficiles. Pas de grande nouveauté ni de révolution, donc, mais des rappels toujours bons à entendre!

Photoshop Battle, Jina Bolton & Hannah Donovan Vs Jon Hicks & Elliot Jay Stocks (modérateur: Andy Clarke)

Dur dur de suivre une battle photoshop où s'enchainent les deux duos de designers tour à tour sur Photoshop, en étant eux-mêmes interviewés. On se laisse aller à regarder la manipulation sous Photoshop (pas vraiment extraordinaire, mais le temps est compté, donc on leur pardonnera) qui donne un trucage assez comique, et on n'écoute pas ou peu les interviews des designers. Ou alors, c'est moi qui ne sais pas faire deux choses à la fois, ce qui est fort probable!

Print is the New Web, Elliot Jay Stocks

Elliot Jay Stocks nous a montré ce qui l'inspirait dans le domaine du print, des livres ou encore des business cards. Il pense que l'on devrait plus s'inspirer du monde du print, car il laisse une plus grande liberté. A noter que c'est le point de vue un peu à contre courant d'un designer Flash, alors que la majorité de la salle préfère les standards du web, à savoir XHTML et CSS. Ceci dit, il ne faut pas croire que son intervention est dénuée d'intérêt.

From Design to Deployment, Jon Hicks

N'aimant pas le fromage, j'ai pourtant apprécié cette présentation sur la création d'un site web sur le fromage en 24h. Un cas - très - pratique, où Jon Hicks nous délivre sa méthode: arborescence des dossiers de développement, priorité au contenu plutôt que sur la forme (les div), problématiques CSS, add-ons & plug-ins Firefox, etc. Nous avons été très surpris avec Polo de voir combien Fireworks était puissant en termes de compression d'image! Le site est d'ailleurs en ligne: Cheesophile.com

Adobe Session, Andrew Shorten

Encore un autre sponsor de la conférence, concurrent direct de Microsoft au niveau des interfaces riches avec AIR, Andrew Shorten n'a pas hésité à tirer dans les pattes de son concurrent. Une présentation très sponsorisée, certes, mais bien meilleure que celle de Microsoft.

Unconventional ways to promote your site, Paul Farnell

Des idées intéressantes sont dites par Paul Farnell: créer des satellites, se concentrer sur le contenu, s'impliquer dans des communautés, être humain. Intéressant, oui, mais je ne suis pas convaincu que ces moyens de promouvoir un site soient réellement efficace, il me semble que la valeur ajoutée par rapport au temps passé à appliquer ces points n'est que minime.

Iteration & You, Daniel Burka

Certainement la présentation la plus intéressante à mon sens, avec des parallèles très intéressants entre le webdesign et l'architecture, où l'on distingue la high road architecture (buildings, batiments) de la low road architecture (les caravanes par exemple), cette dernière étant plus modulaire. Il ne faut pas hésiter à réutiliser des choses qui marchent, il est préférable d'adapter plutôt que de tout recommencer. Un Daniel Burka très dynamique et impliqué dans ce qu'il dit, j'ai d'ailleurs pu le ressentir lorsqu'il m'a parlé de sa présentation la veille lors du déjeuner.

Quelques photos...

Pour ceux qui veulent voir quelques photos, il y en a quelques unes sur Flickr!. J'ai aussi mis des photos de la pre-party et de l'after party.

Flickr FOWD

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